22/08/2012

Dérapage dans le sport roumain. C'est qui, les racistes?

J’avoue n’y avoir jamais parlé ici de sport. Du moins de manière consciente. Il est vrai que les malheurs cycliques de certains clubs de football, qui n’en finissent pas de jouer leur «match de la dernière chance», m’importent peu. A chacun ses feuilletons!


 

L’histoire que je vais vous raconter aujourd’hui me semble pourtant croquignolette. Nous sommes à Bucarest, l’ex-capitale de l’ubuesque dictateur Ceausescu. Une cité qui passait par ailleurs pour un «petit Paris» avant la guerre. La capitale possède bien sûr son grand club de football. Il s’agit du Steaua. Une véritable institution que dirige un tyran d’un autre genre, au nom très italien. Ce monsieur se nomme Gigi Becali.

 

Comme d’habitude pour ce genre de fonction, il s’agit d’un mélange douteux de politicien (il préside le Parti de la Nouvelle Génération depuis 2004), d’hommes d’affaires et de directeur sportif. On trouve ce genre d’oiseaux même en Suisse. Et, comme la chose se produit pour cette engeance sous diverses latitudes, Gigi multiplie les dérapages. Ce fort en gueule est incapable de la fermer.

 

En ce moment, Gigi broie du Noir. Au sens propre. Il vient de refuser l’engagement de Florent Simana-Pongolle. Un joueur dont on ne sait visiblement que faire. Ce monsieur est ainsi revenu au Sporting après une saison passée en prêt à l’ASSE. Et le Sporting veut le brader, alors que la saison des soldes semble pourtant terminée. Alors, pourquoi pas le Steaua?

 

Tout irait bien si l’éphémère international français n’était pas Noir. Après avoir reçu la proposition du Sporting d’un joueur que lui avait parallèlement recommandé un membre de l’ASSE, Gigi Becali a regardé sa photo. «On m’a dit que Pongolle était incroyable. Mais ici, chacun fait ce que je veux moi. Nicolita a beau m’avoir assuré que Pongolle était chrétien, il n’en reste pas Noir. Et s’il est Noir…»

 

Moralité, pas de contrat. Le joueur nomade devra se trouver une autre crèche. Mais après, tout, Becali est déjà bien accusé d’avoir séquestré trois personnes qui lui auraient volé sa voiture. Il veut faire interdire du championnat de Roumanie le Club de Cluj, ville comportant une trop forte communauté hongroise. Il a fait interdire «We are the champions» de Queen, sous prétexte que l’hymne était chanté «par un gay et donc par un fou». And so on…

 

Je ne sais pas si vous voyez où je veux en venir. C’est pourtant nous, Occidentaux et en particulier Suisses, qu’on accuse d’être racistes. Et comme par hasard surtout envers des réfugiés de Roumaine. Est-ce parce que nous sommes supposés plus civilisés? Ou possédons-nous un goût marqué pour ce véritable sport qu’est l’auto-flagellation?

12:17 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |  Facebook

Commentaires

"La capitale possède bien sûr son grand club de football."

En fait, il s'agit de 3 clubs non pas d'un seul.
Dinamo Bucarest et F.C. Rapid.

Écrit par : Victor Winteregg | 22/08/2012

Gigi Becali est un roumain d'origine macédonienne ... encore un réfugié de 1935-1945 me dirait vous ... eh oui, la guerre fait des migrants.

Écrit par : Victor Winteregg | 22/08/2012

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