17/09/2012

Le contrôle antidoping n'est pas pour demain dans certains bureaux!

Il y a une bonne vingtaine d’années que le mot a effectué sa percée. Mais il s’agit d’une réalité vieille comme le monde. Tout le monde veut avoir son truc pour faire mieux que les autres. Surtout dans le domaine du sport, où les résultats sont immédiatement visibles pour tout le monde. M’est avis que, dans l’Antiquité déjà, les coureurs devaient être dopés.


 

Avec la science, bien sûr, les techniques se sont affinées. Dans les deux sens. Il existe des produits toujours plus discrets pour passer à la vitesse supérieure. Les chercheurs inventent parallèlement des moyens sans cesse plus sophistiqués afin de détecter leur absorption. Là aussi, on fait la course. Notez que les coureurs ont une petite longueur d’avance. C’est, en quelque sorte, la règle du jeu.

 

Aux Jeux olympiques de Londres, qui viennent de se tenir (je ne vous parle évidemment pas de ceux de 1948!), 150 médecins, assistés de 1000 employés, ont ainsi pratiqué près de 6250 analyses de sang et d’urine. Le stade se double désormais d’un laboratoire. Il s’agit bien sûr là d’un record. Mais après tout, les JO ont besoin de records pour exister. L’essentiel, contrairement à ce que disait ce baron de Coubertin, n’a jamais été de simplement participer.

 

Pour certains spécialistes, le combat antidopage n’en est pas moins aussi perdu que celui de sa cousine la drogue. Selon l’éditorialiste Ian Steadman, il faut voir les choses en face. Le plus simple serait finalement de légaliser toute cette chimie. «Il faut accepter cette réalité.» le dopage constitue une évolution presque naturelle, surtout si l’on admet que les limites humaines semblent atteintes dans certaines disciplines. On ne nous pourra sans doute jamais parcourir 100 mètres en huit  secondes, puis en sept, puis en six…

 

Evidemment, la morale en pâtira. Elle veut que le succès soit dû à ses seuls mérites. Mais vous en connaissez, vous des disciplines (à part la pêche à la ligne, peut-être) où l’on ne peut compter que sur soi? Et je vous ferai remarquer que le dopage a envahi des domaines pour le moins annexes. Les traders qui tiennent le coup bourrés de «coke» sont pour le moins dopés. Et que dire des étudiants  passant leurs diplômes «pétés» comme des vaches à coups d’amphétamines?

 

Je vous le concède. Le monde reste partout à deux vitesses. Certaines entreprises (qui sont souvent des administrations publiques) alignent un personnel tout ce qu’il y a de plus nature. Ces gens-là ont, comme dirait une nouvelle fois ma grand-mère, les côtes en long. Le jour où l’on devra faire des contrôles antidoping dans certains bureaux, il fera plus chaud qu’aujourd’hui.

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