20/10/2012
Ils ont vu en classe la maîtresse les seins nus. Punis!
L’enseignement est une fort belle chose. Il s’agit, du moins à ce qu’il paraît, d’une vocation profonde. Encore faut-il avoir la fibre. Encore faut-il posséder la manière. Un ou une professeur(e) se trouve vite débordé. Il convient alors pour lui (ou pour elle) de savoir réagir.
Notre petite histoire du jour se passe dans l’Indiana. Un Etat qui fait si peu parler de lui que bien des gens seraient en peine de le situer sur une carte des Etats-Unis. Dans l’école Highland, à Anderson, une enseignante explique à ses têtes blondes la bonne utilisation d’un iPad. Comme si ces chers petits avaient besoin d’une telle formation… Ils pianotent sur l’instrument comme Mozart bébé sur son piano. Avec aisance et improvisation.
Hélas, hélas, la prof en sait nettement moins qu’eux. Elle synchronise donc accidentellement son iPhone sur l’iPad de ses élèves. Un nouveau dossier apparaît ainsi sur leur écran. La classe entière clique. Et l’image surgit. Explicite. «La photo montrait la maîtresse les seins nus», explique Joshua Troutt, 13 ans. Vous me direz que ce n’est pas bien grave. Il s’agit là d’un état de nature. Mais nous sommes dans un pays anglo-saxon.
L’enseignante s’est énervée. Elle parlé d’exclure les quatre élèves qui la regardaient un peu trop attentivement en costume d’Eve. Puis elle a mis sa la sentence à exécution. Les quatre adolescents ont ainsi été suspendus, puis menacés de se voir exclus de l’établissement scolaire. La mère de Joshua est donc montée au créneau. Elle a demandé à ce que l’enseignante soit sanctionnée à la place de son fils. Une idée logique, même s’il n’y a pas de quoi fouetter un chat, vu qu’on ne voyait aucune chatte.
Faisant bloc, la direction de l’école a confirmé les sanctions. Suspension. Eventuellement, peut-être et pourquoi pas, on verrait par la suite s’il fallait prendre des mesures contre la maîtresse. De telles mesures seraient donc «à l’étude». On connaît la chanson. Ce qui est à l’étude ne se matérialise en général jamais. La police, elle, ne s’en mêlera pas. Après avoir zieuté la photo, les agents ont jugé qu’elle n’offrait rien de pornographique. Après s’être frotté les mains, ils s’en lavent donc les pognes. Advienne ce que pourra.
Voilà où nous en sommes. Avec une petite question subsidiaire plutôt dérangeante. Mais pourquoi, mais pourquoi donc, les histoires les plus choquantes par leur absurdité nous arrivent-elles presque toujours des Etats-Unis? S’agirait-il par hasard d’une autre planète?
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