22/10/2012

Nues avec des poissons pour sauver des espèces animales!

«Plutôt nue qu’en fourrure!» On se souvient du slogan des années 1990. Il permettait quelques images coquines sous couvert (si j’ose dire!) de bonne conscience. Pour la cause animale, tout devenait permis. Que ne ferait-on pas pour sauver l’ocelot, le tigre ou le lynx?


 

Aujourd’hui, la fourrure semble revenue en grâce. Et pas uniquement sous forme synthétique. Si les grands fauves peuvent désormais dormir sur leurs deux oreilles, il n’en va pas de même pour certains petits mammifères. Il s’agit là de produits d’élevage. Il faudrait rendre tout le monde végétarien pour leur procurer la paix. Dès qu’il s’agit de manger, l’humain devient en effet moins regardant. J’ai récemment vu une exposition où figurait, empaillé, l’un des cochons tatoués de Wim Delvoye. Il était précisé que la bête était morte «de causes naturelles». Une chose dont ne peuvent se targuer les porteurs de jambons!

 

C’est cependant de poissons que je vais aujourd’hui vous parler. Spécialisée dans la défense d’espèces marines menacées, l’association Fishlove a décidé de frapper un grand coup. Elle a demandé à des célébrités de poser avec des poissons. Nues, cela va sans dire. Autrement, hein, pourquoi prendre des photos? Et comme par hasard, ces «people» sont tous des femmes…

 

Dernière à avoir rejoint la cause, Lizzy Jagger. La fille de Mike et, heureusement pour sa plastique, de Jerry Hall. Lizzy chevauche ainsi, dans le plus simple appareil, une grosse prise. Une nouvelle version de «La Belle et la Bête». L’image rejoint celles d’Emilia Fox, de Jade Parfitt ou de Lily Loveless. Des dames dont je découvre le nom. Question de générations. Seul le nom de Greta Schacchi me dit quelque chose. Notez que Jerry Hall a aussi posé. L’affaire touche donc tous les âges de la vie.

 

Ce qui intrigue les curieux, c’est de savoir comment les séances se voient organisées. En clair, y a-t-il un truc ou non? Les poissons sont-ils présents au moment où les dites célébrités se retrouvent sous l’objectif? Ou s’agit-il d’un habile montage? Le poisson, même s’il ne s’agit pas d’anguilles, glisse. Il vit assez mal sans eau. Enfin, son contact ne se révèle pas des plus agréables.

 

Si l’agence d’où je tire la nouvelle juge l’idée peu glamour, on pourra rétorquer que le poisson constitue un symbole non seulement christique, mais phallique. Il doit donc y avoir des gens que cela excite. Quant à l’odeur, que l’auteur de la dépêche juge des plus déplaisantes, elle offre de nettes connotations sexuelles. Du moins, elle offrait dans un monde qui n’avait pas encore pris peur des odeurs. Toutes les interprétations demeurent donc ouvertes…

08:32 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.